dimanche 12 octobre 2008

Le développement du projet


L’état des essais :

Les éléments se rencontrent. Il faut trouver la langue qu’ils peuvent parler ensemble et ainsi la langue elle-même. Les images, les situations, les silences et les paroles, le mouvement et le vide rempli. Essayer, couper, coller, effacer. Une ligne remplie de toutes les lignes précédentes. Une ombre remplie de toutes les ombres précédentes. On ne les voit pas, mais elles remplissent toute la surface. La surface, elle, est blanche. Vide.

 On monte :

Dans la première étape, on monte :les tissus, sur la toile des cordes. Essayer les matériels et découvrir toutes les possibilités de mouvements et d’éclairages. Amasser des tas de propositions.

 

L’état du couteau :

Le choix. La décision. L’impulsion. La sensation. Le dilemme. La coupure. La complicité. La simplicité.

Il faut choisir parmi les essais, les images, les sons et les mouvements. Laisser assez de parole pour comprendre et parler peu. Parler avec le silence et lui laisser la parole.

 En essayant de voir le sommet :

La pluie a tout lavée . Le matériel pas bien accroché c’est perdu en descendant de la montagne formant des petits tas sur le chemin. J’ai bien examiné chacun d’entre eux mais c’était trop lourd de les ramener avec moi. J’ai pris leurs ombres. Avec précaution je les ai mis dans une petite boîte. Il n’y avait pas de place pour me ramener, aussi. Je me suis posée à côte du chemin. Discrètement que je ne dérange personne. Elle est partie toute seule. Je l’ai regardée longtemps. Est-ce que on va se revoir ? Elle a pris la petite boîte avec ses copines.

 

La finalisation :

Regarder de près avec de la distance. Les mouvements se suivent. La fluidité simple. La chorégraphie et les éléments scéniques définis. La parole claire.

 Le sommet :

Le Soleil. Je suis encore là, assise, attendant quelque chose. Un « nouage » passe. Un seul dans toute la journée. Je regarde son ombre traversant la forêt. J’ai compris. Maintenant je peux descendre. Tranquillement !

 Le tableau sur le mur :

Un jour, je suis allée dans un musée. C’était une grande pièce avec un seul tableau. J’ai regardé longtemps. J’ai essayé de voir quelque chose, mais il y avait un bruit qui m’a dérangée tout le temps. J’ai décidé d’attendre. Peut-être ça va s’arrêter. Je me suis endormie et j’ai rêvé un rêve. Je suis allée dans un musée. C’était une grande pièce avec un seul tableau. C’était un tableau magnifique. Je suis rentrée dedans. Je ne sais pas combien de temps, je suis restée dedans. Quand je suis sortie, je me suis retrouvée allongée sur la banquette du musée. C’était un rêve ou c’est un rêve ? Je ne savais pas. Mais le tableau, il était là et moi aussi.

 

Aucun commentaire: